WE "Enrichir l’entreprise"
Camps internationaux
Ce dossier aborde les questions
qui prennent en compte la spécificité des camps internationaux. Il est ainsi
le complément du dossier "Enrichir l’entreprise ".
Les questions suivent la même
logique que le dossier sur les WE " Enrichir l’Entreprise "
(démarche en 4 étapes).
L’énumération suivante de
questions-clés et de réflexions concernant une rencontre internationale ne
peut être qu’incomplète. Elle doit être enrichie et complétée en fonction
de la spécificité de l’Entreprise de chaque poste et ne donne ainsi que
quelques éléments de réflexion issus de nos expériences.
Dans la rubrique
" Description ", on trouve quelques remarques pour l’animateur
de l’atelier. Ces points sont importants pour toutes les étapes parcourues,
mais ne sont pas répétés plus bas. Ils ne représentent également qu’un
fil conducteur.
Première étape :
Décrire l’entreprise
Questions clés:
- Pourquoi avez-vous choisi ce pays: qu’est-ce
qui vous intéresse, qu’en connaissez-vous déjà: l’histoire, la
culture, les traditions, la langue, le scoutisme?
Il est important d’amener les
pionniers à comprendre pourquoi ils ont choisi ce pays et pas un autre, à
s’engager pour en savoir plus sur le pays. Le choix du pays ne doit pas se
faire uniquement à travers un chantier qui y est proposé (p.ex. le
Maroc ne nous avait pas encore trop intéressés mais bon, le projet
proposé là – bas à l’air d’être chouette) – avant tout, les
pionniers doivent aller à la rencontre des gens sur place ; il est
donc indispensable qu’ils soient intéressés par le pays.
- Qu’est-ce que vous voulez découvrir
là-bas?
Il faut les encourager à
mettre une priorité sur la vraie rencontre et pas sur un chantier qui amène
parfois à rester entre soi et à éviter trop les contacts (par contre, le
chantier devrait être compris comme étant au service de la rencontre (en
agissant ensemble, on se connaît plus facilement)).
- Quelles sont les relations que vous voulez
établir avec des personnes du pays (scouts, partenaires locaux etc.) ?
Comment voulez vous vous présenter en tant que SdF, en tant que Français,
comment (par quel moyen) pensez vous mieux connaître le partenaire ?
Se donnent-ils des moyens pour
découvrir l’autre (méthodes interactives, jeux…) ? Est-ce qu’ils
ont des questions vis-à-vis de l’autre ? Quelle est leur attitude
vis-à-vis du partenariat (est-ce un partenariat ou il y a-t-il une
hiérarchie cachée (" nous, on leur apporte… ") ?
Qu’est-ce qu’ils attendent pour eux-mêmes (pour le poste et
personnellement) ?
Est-ce qu’ils se rendent compte de leur fonction d’ambassadeur ?
Comment veulent-ils l’accomplir ?
- Quelles sont vos attentes et craintes
vis-à-vis du pays, de la culture, du contact avec des gens sur place, de la
différence entre les traditions et habitudes scoutes et comment pensez-vous
les résoudre ?
Il est important aussi de se rendre
compte des éventuels problèmes auxquels ils pourraient être confrontés
et des idées pour les résoudre.
Des points où on rencontre régulièrement des
malentendus (et qui devraient être abordés à l’avance) :
- le financement (cela peut constituer un problème quand le pays partenaire
est un pays en difficulté, ou quand il s’agit de la façon de faire un
budget et de suivre la comptabilité – par exemple beaucoup de pays n’ont
pas l’habitude de tenir toujours leur comptabilité à jour)
- le déroulement du camp : est-ce que les pionniers sont au courant du
déroulement " type " d’un camp pionnier et d’une
journée de camp de l’association partenaire ? C’est un point d’échange
extrêmement important, car il peut en résulter beaucoup de malentendus et de
mécontentements (densité du programme, temps pour soi, relation spirituelle,
existence de chantiers, rôle des chefs…)
- relations hommes / femmes (société) – coéducation (scoutisme)
- alcool/drogues
- traditions étrangères, alimentation inconnue, rites inconnus…
- …
- Pour des pays non-francophones : Comment
voulez-vous assurer la communication ?
Souvent, il est conseillé de
rafraîchir ou d’approfondir un peu les connaissances existantes de l’autre
langue ou d’apprendre auparavant un minimum de mots de la langue inconnue
au lieu de favoriser uniquement l’emploi d’une langue tiers (par exemple
l’anglais) – même si elle pourra souvent être utile en cas d’urgence.
Au mieux, les participants essaient d’enseigner (un peu) leur langue
respective aux autres (par exemple au travers d’un carnet de vocabulaire
interactif, rempli sur place avec des mots souvent utilisés). Quelques mots
dans la langue du partenaire donnent une impression de contact et d’intérêt
mutuel beaucoup plus forte que beaucoup de mots dans la langue tiers.
- Le poste est-il au courant des contraintes
supplémentaires :
- Délais : subventions, vaccinations etc ?
– Hygiène ?
– Visa ?
- etc.
Deuxième étape :
apprécier l’Entreprise
- Dans quel point, le poste a-t-il déjà bien
avancé :
- contact avec le pays, des scouts, des partenaires locaux (le cas
échéant)
- connaissance des pratiques scouts du partenaire et savoir communiquer ses
propres pratiques
- présentation envisagée ou en cours de préparation de sa propre culture
(française et SdF) ? -> fonction d’ambassadeur
- cohérence du projet
- répartition des rôles au sein du poste
- etc. (voir dossier du WE)
- Quels sont les point plutôt faibles jusqu’à
présent ou qui restent encore à faire
Troisième étape :
enrichir l’Entreprise
- Du point de vue des pionniers : quels
sont les point primordiaux abordés auparavant ? Quelles sont les
activités imaginables pour enrichir les points faibles ou améliorer
davantage les points déjà bons (voir dossier WE) ?
- Existent – ils des intervenants qui
pourraient fournir davantage d’informations, de témoignages ou de
réflexions (postes ayant déjà réalisé le même type de projet, chefs
connaissant le pays, étrangers habitant en France, associations en lien
avec le pays partenaire) ?
- Comment le poste peut-il plus impliquer le
partenaire dès la préparation du projet (p.ex. échange par émail
concernant tous les points importants au cours de la planification du
projet) ?
Quatrième étape :
planifier l’Entreprise
- Le calendrier prévu pour la suite de la
préparation, réalisation et évaluation du projet, prend-il en compte tous
les délais éventuels à respecter (subventions etc.) ?
- Est-ce que la planification prévoit l’implication
réelle des partenaires ?
- Est-ce qu’elle prévoit également le temps
d’après-camps (évaluation, témoignage, comment garder le contact)
?